3 semaines au Sénégal ? Ça change la vie !
by faramam - janvier 6th, 20127 t-shirts, 3 shorts, 1 jean, des sous-vêtements, de nombreux accessoires et enfin les tenues de sport pour les enfants : 2 valises pour tous ces effets.
On peut dire que je suis arrivé à Dakar les valises pleines. Lors du départ, 3 semaines plus tard, elles étaient encore plus remplies, mais différemment.
Elles étaient pleines d’images, de souvenirs, de joie et de sourires.
Comment décrire mon aventure sénégalaise ?
Cette aventure riche en émotion pourrait, d’après moi, être décrite à l’aide de 2 moments important d’une journée durant la Colo : Le repas et le temps calme.
Le repas, un moment détendu après une distribution intense des plats pour les 135 enfants et les 28 animateurs.
Un moment délicat car six personnes étaient réunies autour d’un grand plat remplis d’un bon poulet Yassa, ou de poisson accompagné de riz et de légumes.
Nous autres européens avons eu besoin d’un temps d’adaptation car il fallait manger avec la main droite. Nous avons pu observer alors 2 types de personnes : les persévérants et les faibles (qui utilisaient des couverts).
Quand on mangeait avec les enfants et qu’il y avait du poulet, du poisson ou un autre aliment que l’on arrivait pas à découper avec les mains, ils le faisaient et le déposaient quelques morceaux devant nous. Les Sénégalais ont un sens du partage hors du commun !
Le temps calme se situait juste après les activités sportives et avant le repas. C’était nous, les ados, qui devions nous occuper des enfants. On leur distribuait les jeux puis soit on allait jouer avec eux, soit on s’asseyait à côté du grand groupe et on discutait entre nous tout en les surveillant. Mais la plupart du temps, on allait jouer avec eux.
Beaucoup d’enfants jouaient aux cartes. Pour moi qui n’avait jamais joué aux cartes l’intégration me paraissait difficile… Mais une petite fille m’a, un jour, pris par la main et m’emmena apprendre à jouer aux cartes avec les autres enfants.
Fanta est alors devenue ma compagne de jeux, ma petite chouchou avec sa bouille souriante !
Ces enfants sont très autonomes et pleins de ressources !
Les Sénégalais nous ont reçus avec humilité et le cœur ouvert. Ils sont très attentionnés les uns envers les autres. Ils ont une vision de la vie différente de la nôtre. Ils ne sont pas autant stressés que nous et courent moins après le temps. Ils sont prêts à partager tout ce qu’ils ont même s’ils ont parfois très peu.
Je pense avoir énormément reçu de cette expérience hors du commun que peu d’adolescent de mon age auront la chance de vivre !
Mais ce qui m’a le plus plu a été le mélange entre ados et moniteurs, entre Sénégalais et Français. Ça a été un échange vraiment riche en émotions parsemé de joie, de tensions et de franche rigolade.
Quand je regarde le magnifique djembé que Tonton Abau m’a trouvé, les bruits de la colonie parviennent jusqu’à mes oreilles avec une certaine nostalgie des couleurs Sénégalaises.
Pour tous ces souvenirs et ces moments vécus j’aimerais remercier Françoise alias Tata Péda, Tata Assia, tous les moniteurs Français et Sénégalais, Tonton Piqûre,Tonton Péda, les lingères et les cuisinières.
Enfin les Ados Sénégalais et Français qui ont été des compagnons formidables avec lesquels se sont formées de belles amitiés.
Antoine Paikert (le plus jeune des ados)